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White paper.

Donnons enfin aux emballages biosourcés la place qui leur revient!

Table des matières

L’emballage est au coeur de nos vies

  1. Des emballages produits à partir de végétaux et résolument inscrits dans l’économie circulaire
  2. Des emballages qui créent de l’emploi en Europe et en Belgique
  3. Qui veut manger de l’amidon/de la paille?
  4. Les emballages biosourcés peuvent relever tous les défis, y compris celui du prix de revient
  5. Le Belge est champion européen du tri. Profitons-en…
  6. Ce que nous attendons

 

1/ L’emballage est au coeur de nos vies

L’emballage est au coeur de nos vies pour protéger les biens contre les contraintes physiques et les agressions extérieures. Mais les contraintes environnementales de plus en plus fortes et le caractère fini de des ressources pétrolières posent de sérieuses questions. Des questions auxquelles la Belgique se doit aujourd’hui d’apporter des réponses concrètes. En soutenant par exemple les solutions technologiques d’avenir, dans le respect des lois présentes et à venir, en Belgique et plus largement au niveau européen, ainsi qu’en tenant compte des attentes fondamentales du consommateur, et de ses aspirations profondes à pouvoir bénéficier encore longtemps d’un environnement de qualité et d’une planète qui se porte bien. Pourquoi les emballages à base de pétrole ne suffisent plus Dans l’état actuel des choses, il serait excessif d’affirmer que le pétrole est devenu une ressource rare. Pour la décennie qui vient, l’OPEP a pronostiqué des prix qui resteraient certainement en deçà des 100 dollars le baril. Peut-on pour autant se reposer sur nos lauriers? Chez Belgian BioPackaging, nous pensons que non pour trois raisons:

 

  1. A l’exception des ressources situées en mer du Nord, l’Europe ne peut compter sur des ressources pétrolières propres. Trop faire dépendre notre économie de ressour-ces situées en dehors des frontières de l’Europe des 27 nous confronte à des ris-ques géopolitiques bien réels. L’actualité récente nous en a encore apporté la preuve avec d’une part les conflits apparus en Ukraine et d’autre part, avec les conflits apparus dans la zone du Moyen-Orient en Irak, en Syrie ou encore au Yemen… Doit-on rappeler que l’Arabie saoudite, plus gros exportateur de la zone, compte quelque 600 kilomètres de frontières avec l’Irak, aujourd’hui jeté dans le chaos?
  2. A la différence du pétrole, les ressour-ces végétales susceptibles de se substituer aux molécules de pétrole peuvent être totalement sourcées au niveau local.
  3. Au contraire de ce qui se passe avec le pétrole, les producteurs de plastique biosourcé recourent à des ressources renouvelables. C’est d’ailleurs une orientation prescrite par le cadre réglementaire européen, lequel insiste désormais lourdement sur l’urgente nécessité de substituer à l’exploitation des ressources finies un modèle qui fasse la part belle au renouvelable et au circulaire.

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En 2013, nous avons quotidiennement englouti 12.770 milliers de barils de pétrole en Europe

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Source: British Petroleum https://www.bp.com

 

2/ Des emballages produits à partir de végétaux et résolument inscrits dans l’économie circulaire

Pour relâcher la pression exercée, l’Europe se doit de trouver des voies alternatives comme celles qui sont recommandées depuis des années par les membres de Belgian BioPackaging. Notre association rassemble en effet des entreprises qui ont délibérément choisi, souvent par conviction, d’assurer la promotion d’emballages bio-sourcés, c’est-à-dire d’emballages entière-ment produits à partir de ressources végéta-les. Ces emballages présentent l’énorme avantage de réduire notre dépendance aux ressources fossiles, mais ils présentent sur-tout une empreinte carbonique réduite. En effet, durant leur croissance, les plantes qui ont servi à fabriquer ces bioplastiques ont capté des quantités plus ou moins impor-tantes de CO2 dans l’atmosphère, permet-tant ainsi à la plante de croître à travers le processus de la photosynthèse. Dès lors, en utilisant ces plantes pour fabriquer des emballages et en assurant ensuite le recy-clage de ces mêmes emballages, on fonc-

tionne sur le modèle d’une boucle durable. Dans son principe général, cette double évolution s’inscrit dans une logique d’amé-lioration environnementale et économique.

Cette direction est préconisée depuis quel-ques années à travers l’évolution du cadre réglementaire européen. A maintes reprises, ces dernières années, Bruxelles a en effet insisté sur la nécessité urgente de gérer durablement les ressources finies qui nous entourent. Selon la Commission européen-ne, le raisonnement va bien au-delà de la simple question de principe. Si l’on veut continuer à permettre à nos acteurs écono-miques d’accéder aux ressources néces-saires pour assurer la production de biens de consommation, il est important de pou-voir tous les récupérer et les recycler, conformément à ce que prescrit l’échelle de Lansink (voir notre schéma à ce sujet) sous peine de voir nos sources d’approvisionne-ment en matières premières se tarir. Bien sûr, l’Europe n’impose pas aux acteurs du marché de bannir les ressources non renouvelables comme le pétrole pour la fa-brication des emballages. Néanmoins, elle encourage de plus en plus clairement les approches économiques circulaires dans lesquelles -rêvons un peu- les composants des emballages qui sont proposés par les membres de Belgian BioPackaging pour-raient être indéfiniment réutilisés, avec l’im-pact le plus réduit en terme d’empreinte car-bonique. Chez Belgian BioPackaging, nous relevons d’ailleurs que cette notion d’écono-mie circulaire présente au niveau européen semble avoir « inspiré » les différents ni-veaux de pouvoirs en Belgique. Le terme ‘circulaire’ est en effet apparu avec une ré-currence étonnante dans les déclarations gouvernementales des exécutifs bruxellois, flamand et wallon. Nous nous réjouissons de cette « inspiration », car la notion d’éco-nomie circulaire est parfaitement en phase avec la philosophie des emballages com-postables et biosourcés. En effet, comme cela est expliqué dans ce White Paper, les emballages biosourcés ne sont pas seule-ment bons pour la planète. Ils sont aussi bons pour relancer économie, bons pour créer de l’emploi et bons pour réduire notre trop grande dépendance aux ressources fossiles.

 

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Du nom du politicien néerlandais Ad Lansink, l’échelle de Lansink ordonne les priorités à donner à la prise en charge des déchets: prévention, réutilisation, recyclage, incinération avec et sans récupération de chaleur et enfin, mise en décharge

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3/ Des emballages qui créent de l’emploi en Europe et en Belgique

Le marché de la bioéconomie représente un gros potentiel en terme d’emplois créés. En Europe, près de 22 millions de personnes sont occupées directement ou indirectement par le secteur des bioplastiques. Et en Belgique, près de 9% du nombre d’emplois sont concernés. Selon European Bioplas-tics, selon l’Institute for Biocomposites et selon Nova-Institute le secteur de la bioéconomie devrait contribuer plus large-ment encore à la création d’emplois au niveau européen. En effet, entre 2012 et 2014, la progression des volumes d’emballages en bioplastique est restée relativement lente, mais d’ici 2018, les capacités de production devraient progres-ser de plus de 400%, passant de 1,6 million de tonnes en 2013 à 6,7 millions de tonnes en 2018. Ce n’est d”ailleurs pas par hasard si la Commission européenne a pris en compte ce marché des bioplastiques dans le cadre de ses « Demand Side Policies for Innovation ». En tant que secteur industriel en pleine croissance, le secteur des bioplastiques peut en effet contribuer de manière encore plus tangible et plus marquée à la création de nombreux emplois.
En outre, il peut apporter des sources de revenus aux acteurs des zones rurales qui sont actuellement, pour certains, violemment impactés par les remous provoqués par la crise agricole. Enfin, cette activité pourrait permettre aux acteurs de l’industrie des bioplastiques et potentiel-lement à tous les acteurs actifs dans la pétrochimie d’acquérir un savoir-faire et de développer une véritable expertise dans le domaine. De nouveau, cette évolution, ouvre des perspectives sérieuses pour de l’emploi qualifié pendant des générations dans les secteurs pétrochimiques belge et européen. En optant pour les emballages biosourcés, ces secteurs feraient ainsi résolument à la fois le pari du dévelop-pement d’une chimie verte et le pari du développement de l’emploi.

 

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22 millions d’emplois et une capacité qui devrait progresser de plus de 400% d’ici à 2018

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Source: European Bioplastics http://en.european-bioplastics.org

 

4/ Qui veut manger de l’amidon/de la paille?

 

En plus d’être fabriqués à partir de ressources naturelles inscrites dans un cycle carbonique court, les emballages biosourcés défendus par Belgian BioPackaging sont ponctionnés dans des filières distinctes de celles qui concernent

la valorisation agro-alimentaire. Le risque d’augmenter la faim dans le monde et le risque de spéculation sont donc ainsi tenus à l’écart, même en imaginant un fort développement du secteur des bioplastiques dans le secteur de l’emballage. De toute manière, comme le prouvent des chiffres récents présentés

par European Bioplastics, la production de bioplastique est l’activité industrielle qui consomme le moins de surface cultivable. Entre 2013 et 2018, seulement 0,01% de

la surface totale de 5 milliards d’hectares adaptés à l’agriculture sera utilisée pour

la production de bioplastique. Soit cent fois moins que le 1% monopolisé pour la production de biofuels. Et bien moins

que les 70% de surfaces (3,5 milliards d’hectares) utilisés pour la seule alimentation du bétail.
Voilà qui remet quelque peu les choses à leur juste place… Bientôt, il deviendra même totalement absurde de parler de concur-rence entre la filière alimentaire et la filière des bioplastiques dans la mesure où l’on réussit aujourd’hui à produire des embal-lages biosourcés dits de deuxième génération (2G) et même de troisième génération (3G) à partir de ressources végétales carbonées non exploitables dans le secteur de l’alimentation humaine ou même animale. Désormais, il est même possible de produire des emballages à partir de microalgues, voire de déchets en préservant ainsi les ressources naturelles utilisées pour l’alimentation humaine ou animale.

 

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En 2013, la station d’épuration de Bruxelles a installé une unité pilote de production de polyhydroxyalcanoate, un bioplasique entièrement fabriqué à partir de boues d’épuration.

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http://www.aquiris.be

5/ Les emballages biosourcés peuvent relever tous les défis, y compris celui du prix de revient.

En plus d’être positifs pour l’environnement, les emballages biosourcés répondent aujourd’hui à des cahiers de charges particulièrement exigeants. Tout comme les emballages traditionnels produits à partir de ressources fossiles, ces emballages passent par exemple une batterie de tests tous plus durs les uns que les autres. Ils doivent résister à l’allongement, à la rupture, à des tests de résistance mécanique… Ils doivent répondre à des critères précis de résistance thermique, de transparence, d’imprimabilité, de scellabilité, de barrière au gaz… Vouloir réduire l’utilisation des emballages biosourcés aux seules collectes sélectives de déchets verts, c’est faire preuve d’aveuglement ou de mauvaise foi. Aujourd’hui, ces emballages biosourcés sont d’ailleurs omniprésents dans la vie quotidienne du consommateur lambda belge: flacons de shampooing, bouteilles de soda ou d’eau minérale, emballages de fruits et légumes, emballages de routage de magazines…
Dans l’état actuel des choses, les embal-lages biosourcés sont certes plus chers que les emballages traditionnellement produits à partir de ressources fossiles, mais cette situation n’est pas figée. En effet, la baisse du prix de revient de ces emballages verts dépend essentiellement des volumes de production. Pour autant que les emballages biosourcés que défendent les membres de Belgian BioPackaging puissent prendre dans nos sociétés la place qu’ils méritent, les volumes de production de ces bio-plastiques augmenteront et les prix baisseront, s’inscrivant ainsi dans une logique d’économies d’échelle qui ramènera leur prix à un niveau proche de celui des emballages conventionnels.

 

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Flacons de shampooing, bouteilles de soda ou

d’eau minérale, embal-lages de fruits et légu-mes, emballages de rou-tage de magazines… Les emballages biosourcés sont partout!

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6/ Le Belge est champion européen du tri. Profitons-en…

Dans le rapport de durabilité qu’il a publié en 2014, l’organisme Fost Plus rappelait que l’écrasante majorité des Belges triaient désormais quasiment tous parfaitement leurs déchets. Une performance rendue possible « par les nombreuses campagnes de sensibilisation menées en collaboration avec les pouvoirs publics pour souligner l’importance du tri sélectif », s’est plu à rappeler l’organisme. Chez Belgian BioPackaging, nous pensons que ce réflexe du tri identifié chez le citoyen avec les emballages recyclables produits à partir de la pétrochimie peut parfaitement être dupliqué sur les emballages biosourcés. Avec le développement du label interna-tional OK biobased par l’organisme Vinçotte, le consommateur peut être clai-rement informé à propos du caractère réel-lement renouvelable de l’emballage qu’il a entre les mains. Il peut ainsi lui réserver ainsi le meilleur sort. C’est-à-dire l’orienter vers une filière de recyclage adaptée, comme il le fait d’ailleurs déjà pour les différents types d’emballages issus de la pétrochimie (PET, PEHD, PP…).
Si, pour une raison ou pour une autre, ces emballages biosourcés étaient détournés de la filière de recyclage qui leur correspond, nombre d’entre eux peuvent encore être orientés sans problème vers des filières de compostage où ils apporteraient des sources de revenus complémentaires appréciées par les centres de traitement.
Et quand bien même ils ne seraient pas compostés, pour autant que leurs composants soient entièrement d’origine végétale, les emballages biosourcés pourraient enfin également être orientés vers une unité de valorisation énergétique. L’énergie produite lors de la combustion de l’emballage biosourcé serait ainsi d’origine non-fossile et totalement renouvelable. Cette double caractéristique nous semble à tout le moins suffisante pour justifier l’application d’un tarif adapté par Fost Plus…

 

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Les Régions estiment que les principes de calcul du point vert doivent permettre de diminuer l’impact des emballages sur l’environnement, ainsi que de respecter la hiérarchie des déchets de la directive 2008/98/CE

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Source: IVCIE, agrément 2013-2018 accordé à Fost Plus http://www.ivcie.be

 

7/ Ce que nous attendons…

Forts de tous ces éléments, les membres de Belgian BioPackaging souhaitent que soit enfin reconnue la spécificité des emballages biosourcés. A l’occasion de l’adaptation de l’agrément accordé à Fost Plus pour la période 2013-2018, Belgian BioPackaging espère ardemment qu’une tarification ‘point vert’ équitable puisse enfin être appliquée par Fost Plus à l’ensemble des emballages soutenus par nos membres et plus uniquement aux bouteilles et aux flacons biosourcés. Nous pensons notamment aux coques, aux blisters, aux films rétractables… biosourcés.
En procédant de la sorte, Fost Plus se positionnerait assurément plus encore comme une force de progrès.