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A propos

L’association a pour objet:

de créer et animer un réseau belge et internationaux d’acteurs actifs dans le domaine des matériaux compostables et biodégradables en mettant l’accent sur leur origine renouvelable.

de promouvoir les produits compostables, biodégradables ou renouvelables auprès des autorités fédérales et régionales, des distributeurs, des utilisateurs ou de tout acteur influent.

d’initier et/ou supporter des projets locaux, régionaux ou nationaux de sensibilisation à l’utilisation de produits compostables et biodégradables en mettant l’accent sur leur origine renouvelable.

La notion de ” compostable ” est à comprendre au sens de la norme EN 13432.

OBJECTIF

 

L’ association Belgian BioPackaging (ci-après dénommée le BBP) a pour objectif de promouvoir les matériaux compostables (définis par la norme EN 13432) , biodégradables ou d’origine renouvelabl (tous repris sous le vocable générique “bio-inspired packaging”). Parallèlement, le BBP a pour mission de constituer un réseau d’acteurs – tant belges qu’ internationaux – œuvrant dans le domaine des emballages compostables et biodégradables ; l ’ accent ét antplacé sur le caractère renouvel able de ces produits 1.
Le BBP r epr ésent e l ’ ensembl e de l a f i l i èr e bel ge de l ’ embal l age bi odégr adabl e et compost abl e : du producteur des matières premières au distributeur, en passant par les transformateurs, les plasturgistes, les laboratoires et centres de recherche et développement.
Le « bio-inspired packaging » est un embal l age d’ or i gi ne r enouvel abl e et ent i èr ement compost abl e. I l permet une économie d’énergie et contribue à la diminution des émissions de CO2 (« CO2-efficient »). Il par t i ci pe égal ement au dével oppement d’ un e société durable et soutient l’emploi dans les régions rurales. Ces embal l ages sont ut i l i sés dans l ‘ agr i cul t ur e, l ‘ i ndust r i e, l e sect eur de l ’ embal l age, ou à usage domestique.
Depuis plusieurs années, ces emballages connaissent un succès croissant ; pourtant, comme pour les biocarburants, leur prix de revient reste plus élevé que celui des emballages traditionnels. Cette situation est à déplorer au vu de leurs atouts intrinsèques.
En effet, premièrement, ces emballages sont fabriqués – totalement ou partiellement – à partir de matières premières renouvelables (cellulose, blé, maïs, betteraves, colza, fibres végétales telles que le lin ou le chanvre) ; ut i l i sés, en t ant qu’ al t er nat i ve à l ’ ut i l i sat i on de r essour ces d’ or i gi ne f ossi l e.
Deuxièmement, ces emballages sont entièrement compostables (selon la norme européenne EN 13432).
Troisièmement, le « bio-inspired packaging » est très attractif en termes d’économie d’énergie. La production d’ une t onne de bi o -plastique permet – par r appor t à l a pr oduct i on d’ une tonne de plastiques

pétro-dér i vés t r adi t i onnel s f or t ement consommat r i ce d’ éner gi e – une économie de 20 à 50 GJ, ce qui représente une diminution de 30 à 60%2.
Pui squ’ une économi e d’ éner gi e subst ant i el l e est r éal i sée, l es émi ssi ons de CO 2 sont réduites; ce qui constitue le quatrième atout du « bio-inspired packaging ». La quantité de CO2 émise est, en effet, dépendante de l’application, du matériau utilisé, de la source d’énergie et du traitement du déchet généré (cradle-to-grave). Une faible consommation d’énergie lors de la production de l’emballage, ainsi que l ‘ ut i l i sat i on de mat i èr es pr emi èr es r enouvel abl es sont donc des f act eur s d’ i mpor t ance maj eur e pour cal cul er l es r éduct i ons d’ émi ssi ons de CO 2 obtenues (la comparaison est établie en se référant aux quantités de CO2 émi s es l or s de l a pr oduct i on de mat ér i aux t r adi t i onnel s, d’ or i gi ne f ossi l e) . La f i n de vi e du « bio-inspired packaging » contribue également de façon significative à la diminution des émissions de CO2. En ef f et , l or s d’ une i nci nér at i on, l ’ éner gi e dégagée peut , cer t es, êt r e r écupér ée, mai s l ’ at out maj eur des « bio-inspired packaging » en terme de traitement des déchets, réside dans leur compostabilité. Le compost peut en effet être utilisé en substitution des engrais chimiques classiques et le CO2 dégagé est fixé dans les sols (« carbon sequestration »). En général, le « bio-inspired packaging » a une émission plus basse de 1 à 4 t de CO2 eq/t.
Ci nqui èmement , l ’ ut i l i sat i on de «bio-inspired packaging » s’ i nscr i t cl ai r ement dans l ’ évol ution vers une soci ét é dur abl e, souci euse de l i mi t er l ’ i mpac t de sa consommat i on.
Enf i n, l a pr oduct i on et l ’ ut i l i sat i on du «bio-inspired packaging » favorise l’emploi dans les régions rurales. Après la réforme de la PAC3 et celle relative au marché du sucre, il est important pour le secteur agricole de trouver de nouveaux débouchés pour leurs produits : le « bio-inspired packaging » s’ avèr e êt r e un créneau porteur.
La R&D (recherche et développement) relative au « bio-inspired packaging » étant encore à un stade précoce, les coûts de production restent très élevés. Cependant, l’industrie est convaincue que de la R&D intensifiée, corrélée à une production croissante, permettra la substantielle diminution des coûts de production de tels emballages. Dès lors, à terme, ceux-ci pourront bel et bien rivaliser avec les produits traditionnels existants, restant toujours dépendants du cours du pétrole.
Un der ni er él ément , sur l equel l ’ associ at i on BBP i nsi st e, doi t êt r e r el evé: i l s’ agi t de «l ’ économi e bi o orientée » (« bio-inspired economy”), qui place un accent particulier sur le “bio-inspired packaging” ;

2 http://ec.europa.eu/environment/waste/packaging_index.htm et le rapport « “Techno-economic Feasibility of Largescale Production of Biobased Polymers in Europe”. Les données pour 2004 indiquent que la Belgique a généré 348.000 tonnes de déchets en plastique.
3 Politique Agricole Commune

concept pleinement soutenu par la Commission Européenne4 qui se focalisera de plus en plus sur une économie basée sur les normes pro-environnementales, dans un contexte de « chimie verte »5.
Le BBP se réjouit de la prise de conscience croissante des autorités belges, fédérales et régionales à l ’ égar d des mesur es en f aveur de l ‘ envi r onnement; mesur es const i t uant une excel l ent e d’ oppor t uni t é d’ at t ei ndr e l es obj ect i f s f i xés par l e Pr ot ocol e de Kyot o, et même d’ ant i ci per au -delà.
Pour conclure, le BBP souhaite engager une conversation ouverte avec les autorités belges afin de créer un cadre législatif favorisant l’utilisation des matières premières renouvelables dans les matériaux et, concomitamment, la promotion des « bio-inspired packaging ». A ce titre, la Belgique peut jouer un rôle mot eur au sei n de l ‘ Uni on Eur opéenne, et , avec d’ aut r es pays, aspi r er à l a cr éat i on d’ une économi e européenne “bio-orientée ». Concr èt ement , l e BBP souhai t e une l égi sl at i on qui st i mul e  l ’ i ncor por at i on obligatoire de matières premières renouvelables dans les matériaux traditionnels.
En se basant sur notre connaissance des biomatériaux actuellement disponibles sur le marché belge et eur opéen, l e t aux d’ i ncor por at i on de 50% est possi bl e pour cer t ai ns pr odui t s; 40 % étant le taux mi ni mum accept abl e. De pl us f ai bl es r at i os d’ i ncor por at i on sont t echni quement possi bl es mai s constitueraient un frein aux alternatives écologiques. Pour certai nes appl i cat i ons, des t aux d’ i ncor por at i on pl us él evés sont possi bl es ( cf r t abl eau en annexe) . Gl obal ement , l e BBP envi sage que, d’ i ci 2015, 15% de t ous l es embal l ages soi ent d’ or i gi ne r enouvel abl e. Pour ce, l e BBP di spose d’ une gamme de pr odui t s permettant d’ at t ei ndr e cet obj ect i f à cour t t er me
Etant donné les compétences spécifiques des gouvernements fédéral et régionaux, le BBP est partisan de la création d’une plate-forme commune, qui instituerait un cadre réglementaire fédérateur.
Instaurer une législation en faveur des « bio-inspired packaging » représente une réelle opportunité pour l e gouver nement de sout eni r l es nor mes Kyot o, voi r e d’ at t ei ndr e l es obj ect i f s de «super-Kyoto ». Les acteurs de ce marché, actuels et futurs, doivent pouvoir disposer d’ un cadr e l égi sl at i f cl ai r et ancr é sur l e long-terme afin de pouvoir assurer leur développement : sans cette garantie, une production réelle ne pourra pas être envisagée, ni même aucun débouché en Belgique et en Europe. En outre, sans réglementation précise et favorable, les initiatives existantes sur le plan de la recherche et du
4 Vo i r l a Di r e c t i v e 2003/ 3 0/ EC qu i f a v o r i s e l ’ ut i l i s a t i o n d e b i o c a r b ur a nt s , l e 6 ème Programme Cadre qui insistait sur les aspects environnementaux des proj e t s , l e Pr o gr a mme de Li s b o nne o u e nc o r e l ’ ETAP ( Env i r o nme nt a l Te c hno l o gy Ac t i o n Pl a n) 5 Nous nous référons à « la Chimie du végétal » et au « Comité Forissier » do nt l ’ o b j e c t i f e s t d’ a ugme nt e r de 15% l ’ i nc o r po r a t i o n de s bio-ma t é r i a ux , e n Fr a nc e , d’ i c i 2 015. De pl us , u n a r t i c l e a é t é i nt r o dui t da ns l a r é c e nt e Lo i d’ Or i e nt a t i o n Ag r i c o l e qui s t i pu l e : « Un décret, pris dans les douze mois suivant la publication de la présente loi, détermine, dans le respect des règles définies dans le cadre de l ’ Un i on e ur o pé e nne , l e s us age s d e pl as t i qu e po ur l e s que l s l ’ i nc or p o r at i on dans c e l u i -c i de ma t i è r e s d’ or i g i n e v é gé t a l e e s t r e n due obligatoire. I l pr é c i s e l e s t a ux d’ i n c or por at i on c r oi s s an t s i mpos é s ». Le terme biodégradabilité occupe une position centrale au §1de
ce décret.développement peuvent sembler vaines, comme ce fut le cas pour les biocarburants. Un cadre réglementaire favorable positionnera la Belgique et l’Europe, dans ce secteur, comme précurseurs ; ce qui constituera un atout concurrentiel sur le marché mondial.
Le BBP pr end act e de l ’ i nst aur at i on d’ une t axe sur l es embal l ages par l e gouver nement f édér al bel ge. Le BBP espèr e que l a possi bi l i t é exi st e d’ excl ur e l es embal l ages compost abl es et d’ or i gi ne r enouvel abl e. Le BBP souhai t e en out r e l a cr éat i on d’ un gr oupe de t r avai l , dans l equel i l es t pr êt à s’ i mpl i quer , qui participera à l’élaboration de cette législation revue.
Le BBP espèr e égal ement que cet t e pr oposi t i on per met t r a d’ abo utir à un cadre en Belgique, qui ouvrira la voie vers une économie véritablement « bio-orientée ».